Quand le génie du vivant surpasse l’IA

Lauréat du prix Goncourt, Didier van Cauwelaert publie « L’intelligence natu­relle : quand le génie du vivant sur­passe l’IA » (Fayard). Un livre dans lequel il alerte sur cer­taines « fausses pro­messes » de l’intelligence arti­fi­cielle, tout en réha­bi­li­tant l’intelligence bio­lo­gique sous ses dif­fé­rentes formes. Bien qu’il consi­dère que l’IA puisse s’avérer utile dans cer­tains domaines, l’auteur estime néan­moins qu’elle « génère sou­vent pla­ti­tudes, lieux com­muns, non-​​sens et contre­vé­ri­tés ». « Si elle ne sait pas, elle invente – ne serait-​​ce que pour satis­faire le deman­deur. En fait, plus une IA est per­fec­tion­née, plus elle a ten­dance à pro­duire des infor­ma­tions bidon pré­sen­tées de manière cré­dible », ajoute-​t-​il. Alors que cer­tains voient dans l’IA une oppor­tu­ni­té de dépas­ser nos limites bio­lo­giques, voire de nous affran­chir de la mort, Didier van Cauwelaert estime pour sa part que « le grand com­bat qui nous attend, c’est la recon­quête de notre inté­gri­té psy­chique. C’est la pré­ser­va­tion du génie humain qui, dans le droit fil du modèle végé­tal et ani­mal, se nour­rit de ses limites pour les trans­cen­der. C’est la néces­si­té de sau­ver notre âme de la méca­ni­sa­tion ». « L’intelligence est à l’œuvre par­tout dans l’Univers, excep­té chez cer­tains êtres humains qui régressent sous l’effet de l’ego sté­rile, des œillères et des idées toutes faites. D’où la séduc­tion de l’intelligence arti­fi­cielle, remède illu­soire à ce déclin qui a pour effet secon­daire – plus ou moins dési­ré par nos diri­geants – de réduire encore la voi­lure et l’autonomie de nos pen­sées », pour­suit l’auteur. À tra­vers de nom­breux exemples, Didier van Cauwelaert entend réha­bi­li­ter « les pou­voirs extra­or­di­naires de l’intelligence natu­relle ». Des facul­tés dont les végé­taux et les ani­maux n’ont jamais per­du l’usage, rappelle-​​t-​​il, et qui « som­meillent » en chaque être humain. « L’arsenal psy­chique et émo­tion­nel dont les végé­taux font usage nous fait mesu­rer tout ce que nous avons per­du, au fil des mil­lé­naires, sacri­fiant tant de res­sources natu­relles de notre esprit au pro­fit de nos avan­cées tech­no­lo­giques », souligne-​t-​il. L’écrivain s’intéresse aus­si à la pro­ve­nance de l’in­tel­li­gence et rap­porte plu­sieurs cas d’individus qui, en dépit du fait qu’ils soient qua­si­ment dépour­vus de cer­veau, vivent une vie nor­male, tel ce fonc­tion­naire mar­seillais dont l’en­cé­phale se réduit à une bande de quelques mil­li­mètres col­lée à sa boîte crâ­nienne. Plus éton­nant encore, le récit du doc­teur Eben Alexander, un neu­ro­chi­rur­gien amé­ri­cain qui a fait une Expérience de mort immi­nente (EMI) à la suite d’une ménin­gite bac­té­rienne et qui se réveille­ra convain­cu de l’existence d’une vie après la mort. « À la stu­pé­fac­tion géné­rale, le Dr Alexander s’est réveillé “intact”, en bonne san­té et plei­ne­ment lucide mal­gré les dégâts pro­vo­qués par la bac­té­rie dans son cer­veau. Et il s’est mis à trans­crire le sou­ve­nir d’un extra­or­di­naire voyage psy­chique, au cours duquel s’est gra­vée en lui, dit-​​il, une connais­sance immé­diate et sans limites des uni­vers quan­tiques », rap­porte Didier van Cauwelaert. Le cas d’Irène Badini – une femme non-​​voyante qui a été en mesure, après être sor­tie du coma, de four­nir le signa­le­ment pré­cis des deux internes qui lui avaient volé ses bijoux – rap­pelle éga­le­ment que la science est loin d’avoir élu­ci­dé les mys­tères de la conscience. Et le roman­cier de conclure : « Tant que l’intelligence de la vie conti­nue­ra de nour­rir nos rêves et nos élans d’espoir avec ce genre de cadeaux, notre réa­li­té ne res­te­ra pas can­ton­née aux cau­che­mars qu’alimente l’IA. Face aux enfers arti­fi­ciels qu’on nous fait miroi­ter en guise d’avenir iné­luc­table, le mer­veilleux ne demande qu’à rede­ve­nir natu­rel à nos yeux. » 📚 Pour com­man­der le livre de Didier van Cauwelaert « L’intelligence natu­relle – Quand le génie du vivant sur­passe l’IA »

La Toile d’Araignée : le Second Empire Britannique

La Toile d’Araignée : Le Second Empire Britannique, est un film docu­men­taire qui montre com­ment la Grande-​​Bretagne est pas­sé de son sta­tut de puis­sance colo­niale à celui de puis­sance finan­cière mon­diale.  Au len­de­main du démem­bre­ment de cet empire colo­nial, les inté­rêts finan­ciers de la City de Londres ont créé un réseau de juri­dic­tions off­shore secrètes qui ont fait main basse sur les richesses mon­diales et les ont dis­si­mu­lées der­rière une toile aux rami­fi­ca­tions com­plexes reliant des iles off­shore.  Aujourd’hui, près de la moi­tié de la richesse mon­diale off­shore serait ain­si cachée dans des juri­dic­tions secrètes bri­tan­niques.  La Grande-​​Bretagne et ses juri­dic­tions sont ain­si deve­nues l’intermédiaire prin­ci­pal et incon­tour­nable dans le monde de la finance inter­na­tio­nale. Comment en est-​​on arri­vé à cette situa­tion, et quel est son impact réel sur le monde actuel ? La Toile d’Araignée mène l’enquête afin d’apporter des réponses à ces questions.

Le narratif médiatique sauce BFM réduit en cendres en 2 minutes

Magistrale leçon d’Histoire par Fabrice Epelboin en direct sur BFM au sujet de l’af­faire Epstein. – Quand on creuse un peu l’affaire Epstein, on s’aperçoit que c’est le fonc­tion­ne­ment quo­ti­dien des  sys­tèmes démo­cra­tiques. L’affaire du Safari Club est très inté­res­sant là-​dessus.  – Attendez, vous dites vous dites c’est le sys­tème quo­ti­dien  – Euh vrai­ment Oui. Enfin c’est d’une bana­li­té.  – C’est-à-dire mêler pou­voir, sexe, agent, cri­mi­na­li­té pour vous c’est banal.  – C’est abso­lu­ment banal.  – Dites-​​nous en plus parce que là ça moi je excusez-​​moi, je connais pas de de diri­geants poli­tiques for­cé­ment qui sont mêlés dans tous les réseaux pédo­cri­mi­nels.  – Vous avez peut-​​être zap­pé des cours d’histoire dans dans votre école de jour­na­lisme mais dans les années 70 on a eu une affaire qui s’appelait la Commission Church aux États-​​Unis qui a révé­lé les pra­tiques abso­lu­ment abjectes de la CIA infil­tra­tion de la presse, mani­pu­la­tion de l’opinion publique, assas­si­nat poli­tique et ou encore la fameuse affaire MK Ultra. Enfin, ça a don­né un énorme scan­dale qui a ver­rouillé, le Sénat amé­ri­cain a ver­rouillé en 75 la pos­si­bi­li­té de la CIA de faire des actions un peu déviantes. Le résul­tat, c’est Henri Kissinger qui était le grand cher­pa de la diplo­ma­tie amé­ri­caine à l’époque a réuni la France et les monar­chies du golf pour conti­nuer les actions de lutte contre les sovié­tiques et le com­mu­nisme notam­ment sur l’Afrique et le Moyen-​​Orient. Ça a don­né ce qu’on a appe­lé Safari Club. Ce sont joints à cette alliance entre les Saoudiens et les Français les ser­vices euh de l’Iran, du chat, les ser­vices de l’Égypte de Saddat et les ser­vices maro­cains de Hassan 2. Et tout ce petit monde des années durant a orches­tré les bases-​​œuvres de la guerre froide du camp occi­den­tal sur deux conti­nents, le Moyen-​​Orient et l’Afrique. Epstein dans l’histoire était entre son pas­sage à Berstein et moment où il est deve­nu indé­pen­dant était l’un des grands magi­ciens de la finance de l’époque pour dépla­cer des fonds occultes.  – Donc vous arri­vez à quelle conclu­sion ?  – Que c’est comme ça que fonc­tionne les démo­cra­ties. À moins que on soit deve­nu blanc comme neige depuis cette époque.  – On va écou­ter Aude Loriot vous répondre.  – Là on parle aus­si de pédo­cri­mi­na­li­té… – …mais on s’en fout c’est un détail.  – Mais c’est pas un détail du tout. On peut pas dire ça sur un pla­teau télé­vi­sion poli­tique de ce que ça révèle. Excusez-​​moi des dizaines et des mil­liers de vic­times dont on retire le pas­se­port et qui sont vio­lés. C’est pas un détail de l’histoire.  – Pardon. C’est un un arbre qui cache la forêt. Le réel pro­blème qui pose pro­blème aux démo­cra­ties, c’est le fonc­tion­ne­ment interne dans lequel ces filles sont juste une façon de faire du busi­ness. À l’époque du Safari Club, les jeunes filles étaient dans l’apanage du fameux Han Kashogi, l’oncle de Jamal Kashogi qui était le grand chef d’orchestre de tout ça et qui don­nait des fêtes pres­ti­gieuses.  – Alors effec­ti­ve­ment déjà que les Français ont ten­dance à être un peu com­plo­tiste en ce moment… – C’est pas du com­plo­tisme. Il y a une dou­zaine de bou­quins qui parlent de ça, des bou­quins écrits par des confrères à vous comme Christine Ockrent dans les années 80 qui a recueilli les mémoires du patron des ren­sei­gne­ments fran­çais de l’époque.  – Bon alors on va lais­ser la la parole à Raphaël Grabi. Vous pen­sez effec­ti­ve­ment Raphaël ce sys­tème ne date pas d’hier fina­le­ment ?  – Je suis un peu gêné par ce qu’il vient d’être dit  – c’est dans les livres d’Histoire Raphaël

Comment De Gaulle a fait trembler le système financier mondial

  Charles de Gaulle, en 1965, a por­té un coup majeur au sys­tème moné­taire domi­né par les États-​​Unis en exi­geant le rapa­trie­ment phy­sique de l’or fran­çais déte­nu à Fort Knox, une action légale mais poli­ti­que­ment explo­sive qui a failli faire vaciller l’hégémonie du dol­lar sans un seul acte de vio­lence. Tout com­mence avec les accords de Bretton Woods en 1944. À la fin de la Seconde Guerre mon­diale, les États-​​Unis imposent le dol­lar comme mon­naie de réfé­rence mon­diale, conver­tible en or à un taux fixe de 35 dol­lars l’once. Grâce à leurs énormes réserves (près de 70 % de l’or mon­dial), ils ver­rouillent le sys­tème finan­cier inter­na­tio­nal à leur avan­tage. Les autres pays acceptent car l’Europe est rui­née et le dol­lar semble aus­si sûr que l’or. Dans les années 1960, cepen­dant, les États-​​Unis abusent de ce sys­tème : ils impriment mas­si­ve­ment des dol­lars pour finan­cer leurs dépenses mili­taires (bases à l’étranger, guerre du Vietnam) bien au-​​delà de ce que leurs réserves d’or per­mettent de cou­vrir. Cela consti­tue une vio­la­tion des accords de Bretton Woods, mais per­sonne n’ose pro­tes­ter, car remettre en cause le dol­lar équi­vaut à défier la super­puis­sance amé­ri­caine en pleine Guerre froide. De Gaulle refuse ce sta­tu quo. En février 1965, il annonce publi­que­ment que la France conver­ti­ra ses réserves de dol­lars en or et rapa­trie­ra cet or phy­sique. Entre 1965 et 1968, plus de 3 000 tonnes d’or quittent les États-​​Unis vers la France et d’autres pays (Allemagne, Suisse…). De Gaulle va plus loin en dénon­çant ouver­te­ment le « pri­vi­lège exor­bi­tant » du dol­lar : les États-​​Unis peuvent impri­mer du papier pour ache­ter des biens réels dans le monde, tan­dis que les autres nations doivent pro­duire et expor­ter pour obte­nir ces dol­lars. Il qua­li­fie cela de sys­tème colo­nial dégui­sé et plaide pour un retour à un véri­table étalon-​​or inter­na­tio­nal neutre. Cette offen­sive légale met Washington en panique : les réserves amé­ri­caines fondent rapi­de­ment et le risque d’un effon­dre­ment géné­ral sur­git si d’autres pays suivent l’exemple. Après la démis­sion de De Gaulle en 1969, l’élan ralen­tit, mais le dom­mage est fait. En août 1971, Richard Nixon sus­pend défi­ni­ti­ve­ment la conver­ti­bi­li­té du dol­lar en or, enter­rant Bretton Woods. Le dol­lar devient une mon­naie pure­ment fidu­ciaire, puis s’adosse au pétrole via les accords pétro­dol­lars de 1973 (pétrole ven­du exclu­si­ve­ment en dol­lars en échange de pro­tec­tion mili­taire amé­ri­caine). Ce « pri­vi­lège exor­bi­tant » s’est ampli­fié : aujourd’hui, le dol­lar repose non plus sur l’or ni même uni­que­ment sur le pétrole (dont l’importance dimi­nue avec la tran­si­tion éner­gé­tique), mais sur une dette publique amé­ri­caine colos­sale (plus de 33 000 mil­liards de dol­lars) que le monde conti­nue de finan­cer par néces­si­té sys­té­mique. Les bons du Trésor US servent de garan­tie mon­diale ; un défaut amé­ri­cain entraî­ne­rait l’effondrement glo­bal. Le sys­tème moné­taire inter­na­tio­nal repose sur une simple croyance col­lec­tive, fra­gile et réver­sible. Des pays comme la Russie, la Chine, le Brésil ou l’Inde tentent aujourd’hui de s’en éman­ci­per (accu­mu­la­tion d’or, com­merce en mon­naies natio­nales, pro­jets de mon­naie BRICS), repro­dui­sant à petite échelle la révolte gaul­lienne. La ques­tion reste posée : un sys­tème où un seul pays peut impri­mer la mon­naie mon­diale sans contrainte réelle est-​​il juste, ou n’est-il qu’une forme moderne de domi­na­tion impé­riale ? De Gaulle a démon­tré que l’on peut faire trem­bler cet édi­fice en appli­quant sim­ple­ment les règles.

Pourquoi la City de Londres est actuellement en pleine panique

1. La panique de l’Empire bri­tan­nique L’Empire bri­tan­nique, repré­sen­té par les chefs de l’OTAN, les géné­raux et même le patron du MI6, appelle ouver­te­ment à une esca­lade mili­taire contre la Russie. Selon Susan Kokinda, cette agi­ta­tion n’est pas moti­vée par la peur des mis­siles russes ou par des ques­tions de ter­ri­toire et de démo­cra­tie, mais par la ter­reur face à un simple docu­ment admi­nis­tra­tif publié à Washington : le rap­port annuel 2025 du Financial Stability Oversight Council (FSOC). Ce rap­port annonce la fin du modèle finan­cier qui per­met à la City de Londres de piller l’économie amé­ri­caine depuis des décen­nies. 2. Les deux docu­ments qui changent tout Deux textes publiés à une semaine d’intervalle marquent un tour­nant majeur : Ces docu­ments réaf­firment que les prin­cipes amé­ri­cains, et non les prin­cipes impé­riaux bri­tan­niques, gou­ver­ne­ront doré­na­vant les États-​Unis. 3. La frac­ture trans­at­lan­tique à visage décou­vert Trump exerce une pres­sion bru­tale sur Zelensky pour qu’il accepte des négo­cia­tions ter­ri­to­riales et orga­nise des élec­tions, tout en sou­li­gnant la cor­rup­tion du régime ukrai­nien. Cette posi­tion met fin au dogme de l’Alliance trans­at­lan­tique. Les Européens, et sur­tout les Britanniques, encou­ragent au contraire la pour­suite de la guerre. Des décla­ra­tions publiques de géné­raux et du chef du MI6 appellent la popu­la­tion bri­tan­nique à se pré­pa­rer au conflit, y com­pris au sacri­fice de ses fils et filles. La Russie pointe direc­te­ment du doigt le Royaume-​​Uni comme le prin­ci­pal obs­tacle aux efforts de paix de Trump. 4. La véri­table rai­son du déses­poir bri­tan­nique La volon­té bri­tan­nique de ris­quer une guerre avec une puis­sance nucléaire n’est pas idéo­lo­gique. Elle est éco­no­mique. L’Empire perd le contrôle de son sys­tème finan­cier para­si­taire, cen­tré sur la City de Londres. Le rap­port FSOC 2025, en prio­ri­sant l’économie réelle et les ménages amé­ri­cains, porte un coup fatal à ce modèle. Il s’agit d’une révo­lu­tion com­pa­rable à la nou­velle doc­trine de sécu­ri­té natio­nale. 5. Les ori­gines bri­tan­niques du FSOC et le retour­ne­ment Le FSOC a été créé après la crise de 2008 dans le cadre de la loi Dodd-​​Frank, dont les archi­tectes clés incluaient des figures liées à la City (Lord Peter Mandelson) et à Wall Street (Larry Summers), tous deux récem­ment écla­bous­sés par les révé­la­tions Epstein. L’institution conçue pour pro­té­ger leur pou­voir est aujourd’hui réorien­tée pour déve­lop­per l’économie pro­duc­tive et pro­té­ger les citoyens amé­ri­cains. 6. La guerre contre les car­tels : pre­mière phase de la nou­velle stra­té­gie L’administration Trump attaque fron­ta­le­ment les car­tels qui sou­tiennent le sys­tème finan­cier impé­rial : Ces offen­sives ne visent pas seule­ment les prix et la san­té publique : elles frappent les méca­nismes d’extraction et de contrôle de l’Empire bri­tan­nique. 7. Conclusion : la guerre éco­no­mique der­rière la guerre mili­taire Les appels bri­tan­niques à la guerre masquent la défense d’un sys­tème de contrôle finan­cier sécu­laire en train de s’effondrer. Trump ne se contente pas d’éviter une guerre en Ukraine : il déman­tèle le méca­nisme qui génère ces guerres en res­tau­rant le sys­tème amé­ri­cain des pro­duc­teurs et des bâtis­seurs. L’Empire bri­tan­nique – qu’on l’appelle City de Londres, Davos ou « ordre fon­dé sur des règles » – ne peut sur­vivre à ce renou­veau. Le peuple amé­ri­cain com­mence à en récol­ter les fruits : hausse sala­riale his­to­rique pour les ouvriers, renais­sance des villes indus­trielles, fin des men­songes sur la néces­si­té des guerres et des délocalisations.

Les Banques Centrales, le plus grand pouvoir non élu du Monde Moderne

  Le pou­voir caché des banques cen­trales La vidéo de la chaîne Mécaniques Financières explore l’his­toire des banques cen­trales comme une prise de pou­voir silen­cieuse et pro­gres­sive. Ces ins­ti­tu­tions non élues contrôlent la créa­tion moné­taire, influen­çant pro­fon­dé­ment la vie quo­ti­dienne : achat d’une mai­son, valeur de l’é­pargne, salaires, fac­tures et sta­bi­li­té éco­no­mique. Présentées comme tech­niques et apo­li­tiques, elles opèrent dans une zone grise entre public et pri­vé, exploi­tant les crises pour accu­mu­ler des pré­ro­ga­tives immenses. Les ori­gines – Un pacte pour finan­cer les guerres (1694−1913) Tout com­mence en 1694 avec la Banque d’Angleterre, créée par des ban­quiers pri­vés pour prê­ter au gou­ver­ne­ment bri­tan­nique en guerre contre la France. En échange d’un mono­pole sur l’é­mis­sion de billets, la banque obtient le droit de créer de l’argent via les réserves frac­tion­naires (émettre plus de billets que d’or déte­nu). Ce modèle hybride (pri­vé en pro­prié­té, public en fonc­tions) se répand en Europe : Banque de France (1800, sous Napoléon), Banque d’Espagne, etc. Aux États-​​Unis, la méfiance est forte. Deux ten­ta­tives échouent (First et Second Bank of the United States, dis­soutes notam­ment par Andrew Jackson). Sans banque cen­trale pen­dant 70 ans, le pays connaît des paniques ban­caires mais aus­si une crois­sance explo­sive et peu d’in­fla­tion. La panique de 1907 change la donne : J.P. Morgan sauve le sys­tème, sou­li­gnant la néces­si­té d’un prê­teur en der­nier res­sort. En 1910, une réunion secrète à Jekyll Island réunit ban­quiers influents (Morgan, Rockefeller, Rothschild) pour conce­voir la Federal Reserve (Fed), camou­flée en sys­tème décen­tra­li­sé et public, mais contrô­lée par des banques pri­vées. Adoptée en 1913, elle pro­met sta­bi­li­té. L’accumulation de pou­voir via les crises (1913−1971) L’échec ne dimi­nue pas leur pou­voir, il l’am­pli­fie. La Grande Dépression (1929) voit la Fed aggra­ver la crise en lais­sant la masse moné­taire s’ef­fon­drer, mais elle gagne ensuite plus de pré­ro­ga­tives. Après la Seconde Guerre mon­diale, les accords de Bretton Woods (1944) font des banques cen­trales les archi­tectes du sys­tème moné­taire inter­na­tio­nal, avec le dol­lar lié à l’or. En 1971, Nixon ferme la « fenêtre or » : l’argent devient pure­ment fidu­cière (fiat), sans contrainte phy­sique. Les banques cen­trales contrôlent désor­mais une créa­tion moné­taire illi­mi­tée, repo­sant seule­ment sur la confiance. Les années 1970 voient une infla­tion mas­sive, bri­sée par Paul Volcker (Fed) via des taux à 20 %, cau­sant réces­sion mais res­tau­rant la confiance – au prix d’une dou­leur éco­no­mique impo­sée par un non-​élu. L’ère de l’in­dé­pen­dance et de l’im­pres­sion mas­sive (années 1980 – 2020) Les banques cen­trales gagnent en indé­pen­dance, iso­lées de la poli­tique pour évi­ter l’in­fla­tion élec­to­rale. La BCE (1998) incarne cela : man­dat unique sur l’in­fla­tion (<2 %), sans égard pour l’emploi ou la crois­sance. La crise de 2008 marque un tour­nant : quan­ti­ta­tive easing (QE) crée plus de 20 tril­lions de dollars/​​équivalents pour sau­ver les banques. Conséquences : explo­sion des actifs finan­ciers (actions, immo­bi­lier), enri­chis­sant les riches (effet Cantillon), inéga­li­tés records, salaires stag­nants. La pan­dé­mie de 2020 répète l’o­pé­ra­tion en plus grand (10 tril­lions en 2 ans), dis­tri­bués direc­te­ment (aides), pro­vo­quant l’in­fla­tion de 2021 – 2023 (jugée d’a­bord « tran­si­toire »). Hausses bru­tales de taux suivent, cau­sant faillites ban­caires (ex. Silicon Valley Bank). Qu’est-​ce que l’effet Cantillon ? Imaginez que l’on injecte sou­dai­ne­ment une grande quan­ti­té d’argent neuf dans l’économie. On pour­rait croire que tout le monde en pro­fite pareille­ment, non ? Eh bien, pas du tout. C’est là qu’intervient l’effet Cantillon, du nom de l’économiste Richard Cantillon qui l’a décrit au XVIIIᵉ siècle. L’argent nou­veau n’arrive pas par­tout en même temps. Il coule d’abord vers cer­tains pri­vi­lé­giés : les banques, les grandes entre­prises, les mar­chés finan­ciers, ceux qui sont tout près du « robi­net » moné­taire (aujourd’hui, les banques cen­trales). Ces pre­miers béné­fi­ciaires peuvent dépen­ser ou inves­tir cet argent avant que les prix ne grimpent. Ils achètent actions, immo­bi­lier ou biens de luxe à des prix encore bas : ils s’enrichissent vrai­ment. Puis, petit à petit, l’argent se dif­fuse… et fait mon­ter les prix. Quand il arrive enfin jusqu’aux sala­riés, aux retrai­tés ou aux classes moyennes, tout coûte plus cher, mais leurs reve­nus, eux, n’ont pas sui­vi. Résultat : leur pou­voir d’achat fond comme neige au soleil. En résu­mé, l’inflation créée par cet argent neuf trans­fère dis­crè­te­ment de la richesse des der­niers tou­chés vers les pre­miers ser­vis. C’est une sorte de taxe invi­sible, qui frappe sur­tout les plus modestes et pro­fite aux plus proches du sys­tème finan­cier. Dans notre monde actuel, avec les poli­tiques d’impression mas­sive (comme le quan­ti­ta­tive easing), c’est exac­te­ment ce qu’on observe : les cours bour­siers et l’immobilier explosent d’abord (les riches s’enrichissent), puis l’essence, le pain et le loyer aug­mentent (tout le monde paie la note). Un méca­nisme puis­sant, dis­cret… et pro­fon­dé­ment inéga­li­taire. Le piège de la dépen­dance et la finan­cia­ri­sa­tion L’économie est accro à l’argent facile : créa­tion moné­taire → bulles → infla­tion → hausses de taux → crises → nou­velle créa­tion. Les prix ne reflètent plus la réa­li­té, mais les anti­ci­pa­tions sur les déci­sions des banques cen­trales. La finan­cia­ri­sa­tion récom­pense la spé­cu­la­tion, non la pro­duc­tion. Les États sur­en­det­tés (USA : 36 tril­lions, Japon : 260 % du PIB) dépendent de taux bas ; les banques cen­trales main­tiennent l’illu­sion d’in­dé­pen­dance mal­gré une « domi­nance fis­cale ». Un pou­voir anti­dé­mo­cra­tique et poli­tique Malgré leur pré­ten­due neu­tra­li­té, leurs déci­sions sont pro­fon­dé­ment poli­tiques : redis­tri­bu­tion de richesse (favo­ri­sant déten­teurs d’ac­tifs), finan­ce­ment indi­rect des États, puni­tion des épar­gnants. Décisions secrètes, par non-​​élus nom­més pour de longs man­dats, sans vrai contrôle démo­cra­tique. Les erreurs répé­tées (non-​​prévision de 2008, infla­tion « tran­si­toire ») n’en­tament pas leur pou­voir. Vers l’a­ve­nir – Les mon­naies numé­riques (CBDC) Les banques cen­trales pré­parent les CBDC : argent numé­rique tra­çable, avec poten­tiel de contrôle total (taux néga­tifs, expi­ra­tion d’argent, blo­cages d’a­chats, lien à cré­dit social). Testées en Chine, explo­rées en Europe et aux USA, elles sont ven­dues comme pro­grès mais risquent une dys­to­pie. Une cri­tique du sys­tème Les banques cen­trales, nées pour finan­cer dettes et guerres, servent prin­ci­pa­le­ment le sys­tème finan­cier et les États endet­tés, au détri­ment des citoyens. Elles créent cycles vio­lents, inéga­li­tés et dépen­dance. La vidéo appelle à la com­pré­hen­sion, à la diver­si­fi­ca­tion (actifs réels, cryp­tos) et à plus de trans­pa­rence démo­cra­tique, aver­tis­sant que la perte de confiance pour­rait mener à réforme ou auto­ri­ta­risme accru. Leur pou­voir, le plus grand non élu, dépasse tout empire historique.

L’effroyable 13 Novembre 2015 selon Thierry Meyssan

Une Décennie d’Obscurité et la Nécessité de la Vérité Dix ans après les atten­tats du 13 novembre 2015 qui ont frap­pé Paris, dont le Bataclan, la France com­mé­more encore ces évé­ne­ments avec une plaie vive et une inter­ro­ga­tion per­sis­tante : à qui ont pro­fi­té ces crimes ? Qui en porte la res­pon­sa­bi­li­té pro­fonde ? Thierry Meyssan, jour­na­liste et ana­lyste géo­po­li­tique, apporte une réponse claire et docu­men­tée, for­gée à par­tir d’ar­ticles publiés en 2015 depuis la Syrie, où il rési­dait alors, et consi­gnés dans son ouvrage Sous nos yeux. Sa thèse n’exo­nère ni les exé­cu­tants jiha­distes ni l’État qui les a ins­tru­men­ta­li­sés, mais pointe du doigt une tra­hi­son fran­çaise à un enga­ge­ment inter­na­tio­nal secret, qui a déclen­ché une riposte mili­taire dégui­sée en ter­ro­risme. Cette affaire illustre la com­plexi­té des rela­tions inter­na­tio­nales : hono­rer sa parole n’est pas une option, mais une obli­ga­tion morale et stra­té­gique. François Hollande, suc­ces­seur de Nicolas Sarkozy, en porte l’en­tière res­pon­sa­bi­li­té poli­tique, au même titre que la Turquie, État orches­tra­teur de la ven­geance. Le Contexte Géopolitique – L’Alliance Secrète France-​​Turquie contre la Libye et la Syrie Tout com­mence en 2011, lors de la guerre contre la Libye menée par l’OTAN. Nicolas Sarkozy, pré­sident de la République, man­date son ministre des Affaires étran­gères, Alain Juppé, pour ral­lier la Turquie à l’o­pé­ra­tion. En échange de son sou­tien – la Turquie mobi­lise alors la tri­bu des Misrata, issue d’an­ciens offi­ciers otto­mans, pour atta­quer Tripoli –, la France s’en­gage par écrit à résoudre la « ques­tion kurde » sans empié­ter sur le ter­ri­toire turc. Cet accord, négo­cié avec Ahmet Davutoğlu (alors ministre turc des Affaires étran­gères), est absurde : un État kurde ne peut exis­ter qu’en Turquie, patrie his­to­rique des Kurdes. Pour contour­ner cela, Paris pro­pose de créer ce ter­ri­toire en Syrie, lors d’une « deuxième manche » après la chute de Kadhafi. Cet enga­ge­ment secret, jamais publié en France ni sou­mis au Parlement – vio­lant ain­si les prin­cipes posés après la Seconde Guerre mon­diale inter­di­sant les trai­tés occultes –, est révé­lé par la presse algé­rienne, pays aux abois diplo­ma­tiques aigui­sés. La Turquie, qui entre­te­nait des liens com­mer­ciaux flo­ris­sants avec la Libye et la Syrie, paie cher son revi­re­ment : pertes éco­no­miques mas­sives et iso­le­ment. Erdogan, convain­cu par la pro­messe, va jus­qu’à éri­ger une ville fan­tôme en Turquie pour accueillir les popu­la­tions sun­nites syriennes expul­sées vers un futur État kurde syrien. Alain Juppé, au lieu d’être jugé pour cette folie, est même pro­mu pré­sident du Conseil consti­tu­tion­nel. Cette alliance scelle le des­tin : la Turquie entre en guerre contre ses voi­sins pour un mirage fran­çais. La Trahison de François Hollande – Un Engagement Absurde Rendu Encore Plus Dangereux François Hollande, élu en 2012, hérite de cet accord Juppé-​​Davutoğlu et s’y engage ini­tia­le­ment. Lors d’une ren­contre à l’Élysée avec Recep Tayyip Erdoğan (alors Premier ministre turc), il fait dis­crè­te­ment entrer un lea­der kurde syrien (pro­ba­ble­ment Saleh Muslim, co-​​président du PYD), qui s’en­gage à res­pec­ter le deal : un Kurdistan en Syrie, non en Turquie. Erdoğan pro­met son aide, et les Kurdes syriens ferment même des écoles chré­tiennes et imposent de nou­veaux manuels pour plaire à Ankara. Mais la donne change avec la bataille de Kobané en 2014 – 2015. Les Kurdes syriens (YPG/​​PYD), sou­te­nus par les États-​​Unis, repoussent l’État isla­mique avec l’ap­pui aérien amé­ri­cain. Washington voit en eux des mer­ce­naires fiables pour la région, mais refuse un État kurde indé­pen­dant pour ne pas frois­ser la Turquie, membre de l’OTAN. Piégée entre son pacte absurde avec Ankara et sa sou­mis­sion aux États-​​Unis, la France opte pour la rup­ture. Hollande reçoit en grande pompe une délé­ga­tion kurde syrienne, menée par une co-​​présidente (pro­ba­ble­ment Asya Abdullah), arri­vée en tenue kaki à l’Élysée – une pro­vo­ca­tion pro­to­co­laire fla­grante. C’est une décla­ra­tion de guerre à la Turquie, qui se sent flouée après avoir sacri­fié ses inté­rêts pour un État kurde fan­tas­mé. Hollande aurait pu, et dû, dénon­cer publi­que­ment l’ac­cord secret, arguant de son irré­gu­la­ri­té (non sou­mis au Parlement). Au lieu de cela, il tra­hit en silence, comme il le fera plus tard avec les accords de Minsk sur l’Ukraine, signés pour gagner du temps et trom­per Poutine – un aveu qui scan­da­lise même la Douma russe, appe­lant à un tri­bu­nal pour « crime contre la paix ». La Riposte Turque – D’Avertissements à une Opération Militaire La Turquie réagit par étapes. D’abord, elle frappe mol­le­ment les Kurdes pour tes­ter la France, espé­rant un revi­re­ment. Sans réponse, Erdoğan – dont la car­rière jiha­diste remonte à l’Afghanistan et à la Tchétchénie – active ses réseaux dji­ha­distes. Il orchestre un atten­tat contre les Kurdes en Turquie même, un car­nage san­glant, et lance un ulti­ma­tum impli­cite à Paris. Devant le silence fran­çais, Ankara passe à l’of­fen­sive : les atten­tats du 13 novembre ne sont pas un acte jiha­diste iso­lé, mais une opé­ra­tion mili­taire sophis­ti­quée, impli­quant des dizaines de par­ti­ci­pants (seuls une ving­taine jugés au pro­cès de 2022). Les assaillants, issus des mêmes cel­lules que ceux de Bruxelles (mars 2016), crient des reven­di­ca­tions : « Ce qui se passe ici, c’est parce que vous avez élu François Hollande ! » (cou­pé par France 2 lors d’une dif­fu­sion récente). C’est une ven­geance d’État, pas une folie indi­vi­duelle. Après Paris, Erdoğan menace l’Union euro­péenne lors d’un dis­cours com­mé­mo­rant la bataille des Dardanelles : « Si vous sui­vez la France sur les Kurdes, les atten­tats vous tou­che­ront. » Quatre jours plus tard, Bruxelles explose ; la presse turque proche d’Ankara jubile. Les Attentats de Paris et Bruxelles – Un Carnage Occulté et un Lien Méprisé Paris et Bruxelles forment une vague unique : mêmes jiha­distes, même com­man­di­taire. Pourtant, la com­mé­mo­ra­tion fran­çaise de 2025 ignore les vic­times belges, moquant leur mémoire et mas­quant la conti­nui­té. Au Bataclan, le mas­sacre est mili­taire : déca­pi­ta­tions (au moins deux têtes, confir­mées tar­di­ve­ment par un magis­trat et un rap­port par­le­men­taire cen­su­ré), exé­cu­tions métho­diques. Les médias fran­çais, par « bien­séance » ou cen­sure, taisent ces hor­reurs pen­dant des années. La police iden­ti­fie et arrête cer­tains assaillants à Saint-​​Denis, déjouant un atten­tat à La Défense, mais le réseau se reforme, menant à Bruxelles. Ces actes ne « n’ont aucun sens », comme l’af­firme Emmanuel Macron : ils en ont un cruel, né de l’in­ca­pa­ci­té des diri­geants à assu­mer leurs risques. Être chef d’État, ce n’est pas un jeu ; c’est pro­té­ger son peuple, non l’ex­po­ser par légè­re­té. Le Déni Officiel, la Censure et les Blessures Inavouées La France

Libertés sous conditions numériques

  Matthieu Biasotto ana­lyse d’un glis­se­ment insi­dieux de notre socié­té : d’un monde régi par des droits inalié­nables vers un uni­vers de per­mis­sions accor­dées sous condi­tions strictes. Ce bas­cu­le­ment, qu’il avait esquis­sé pré­cé­dem­ment à tra­vers les lois, normes et décrets, s’o­père désor­mais via des méca­nismes plus tan­gibles et concrets – un “contrôle opé­ra­tion­nel”. Ces outils, sou­vent pré­sen­tés sous des pré­textes ver­tueux comme la pro­tec­tion de la pla­nète, la sim­pli­fi­ca­tion de la vie quo­ti­dienne, l’a­mé­lio­ra­tion de la san­té ou la garan­tie de la sécu­ri­té, suivent inva­ria­ble­ment une méca­nique bien rodée. D’abord, on nous vend un pro­grès irré­sis­tible ; ensuite, on le rend obli­ga­toire pour le géné­ra­li­ser à l’en­semble de la popu­la­tion ; enfin, on en tire pro­fit en col­lec­tant et en inter­con­nec­tant nos don­nées per­son­nelles de manière si sub­tile que, lorsque nous en pre­nons conscience, il est déjà trop tard – nous sommes épui­sés, rési­gnés, pié­gés dans le filet. 1. Les comp­teurs intel­li­gents : bana­li­sa­tion du tra­cking des res­sources vitales Pour illus­trer ce pro­ces­sus, Biasotto com­mence par les comp­teurs intel­li­gents, ces “gad­gets” qui s’in­vitent chez nous pour sur­veiller nos res­sources vitales. Prenons le fameux Linky, ce comp­teur élec­trique qui méri­te­rait, à lui seul, un trai­te­ment appro­fon­di – Biasotto y consacre d’ailleurs une large part de son livre, et pro­met peut-​​être une vidéo dédiée. Officiellement, il sim­pli­fie les rele­vés de consom­ma­tion et per­met une fac­tu­ra­tion plus juste, invi­tant ain­si à des éco­no­mies d’éner­gie. Mais son impo­si­tion s’est faite par un pas­sage en force légis­la­tif, le ren­dant obli­ga­toire pour tous. Derrière cette façade bien­veillante se cache un contac­teur inté­gré, capable de modu­ler ou de cou­per votre ali­men­ta­tion à dis­tance, en un simple clic depuis un bureau ano­nyme. On l’a vu en action lors de la crise éner­gé­tique de 2022, lorsque la France, ali­gnée sur les sanc­tions euro­péennes contre la Russie, a subi un retour de bâton : Enedis a ain­si bri­dés les chauf­fages de quatre mil­lions de foyers. Ce qui était pré­sen­té comme excep­tion­nel pour­rait bien deve­nir banal, la tech­no­lo­gie étant déjà prête pour une modu­la­tion cou­rante de nos besoins essen­tiels. Au-​​delà de cette menace de “désa­bon­ne­ment” ins­tan­ta­né, le Linky excelle dans la col­lecte fine de don­nées. Grâce au cou­rant por­teur en ligne (CPL), il enre­gistre votre consom­ma­tion toutes les trente minutes – et bien­tôt toutes les dix avec la ver­sion G3. Ces rele­vés, ana­ly­sés via les courbes de charge, révèlent bien plus que des chiffres : ils iden­ti­fient l’u­sage d’un four, d’une télé­vi­sion ou d’une simple lampe, dédui­sant ain­si vos habi­tudes quo­ti­diennes. On peut y lire si vous êtes pré­sent ou absent de votre domi­cile, vos heures de lever et de cou­cher, voire dans quelle pièce vous vous trou­vez à un moment don­né. Biasotto balaie d’un revers de main l’ob­jec­tion clas­sique – “J’ai rien à cacher” – pour sou­li­gner que cette trans­pa­rence for­cée bana­lise une sur­veillance intru­sive de l’in­ti­mi­té domes­tique. Il évoque aus­si, sans s’y attar­der ici pour ne pas dévier, les contro­verses sur la neu­tra­li­té des études affir­mant l’in­no­cui­té du CPL pour la san­té, invi­tant les curieux à creu­ser plus loin. Cette logique se repro­duit chez les “frères” du Linky : Gaspar, pour le gaz, impo­sé par une déci­sion poli­tique en 2014 sous cou­vert de moder­ni­sa­tion, sou­lève les mêmes risques de tra­cking et de cou­pure à dis­tance. Son cou­sin, On’Connect chez Suez pour l’eau, est même pré­sen­té comme un pur cadeau – adieu les tech­ni­ciens pour les rele­vés, bon­jour les alertes SMS en cas de fuite et un sui­vi quo­ti­dien de votre consom­ma­tion. Mais une puce dis­crète trace tout minute par minute. Quant aux comp­teurs de cha­leur dans les copro­prié­tés, ils pro­mettent une “jus­tice ther­mique” en répar­tis­sant équi­ta­ble­ment les frais ; en réa­li­té, ils équipent chaque loge­ment d’un boî­tier qui scrute la cha­leur pièce par pièce, à dis­tance et en conti­nu. L’ensemble de ces dis­po­si­tifs trans­forme l’ac­cès à l’élec­tri­ci­té, au gaz, à l’eau ou au chauf­fage – ces ser­vices vitaux jadis neutres – en un pri­vi­lège condi­tion­nel, tra­cé et poten­tiel­le­ment révo­cable. 2. Contrôle des véhi­cules et mobi­li­tés : sur­veillance rou­tière et sonore Biasotto élar­git ensuite le champ à la mobi­li­té, où le contrôle s’exerce sur nos dépla­ce­ments et même sur le bruit que nous pro­dui­sons. Les Event Data Recorders (EDR), ou boîtes noires auto­mo­biles, en sont un exemple frap­pant. Officiellement, ce sont des camé­ras de bord silen­cieuses des­ti­nées à ana­ly­ser les acci­dents : elles cap­turent dix secondes avant et après un choc, enre­gis­trant vitesse, frei­nage, force d’im­pact ou usage des cein­tures. Mais dans les faits, elles sur­veillent en conti­nu vos com­por­te­ments rou­tiers. Leur déploie­ment ? Un autre pas­sage en force, via une direc­tive euro­péenne ren­dant obli­ga­toire l’é­qui­pe­ment de tous les véhi­cules neufs homo­lo­gués dans l’UE depuis juillet 2022, avec une exten­sion pro­gres­sive à l’en­semble du parc auto­mo­bile et aux poids lourds d’i­ci 2026 – 2029. Personne n’é­chappe à cette inté­gra­tion inexo­rable. À cela s’a­joutent les radars de bruit, issus de la loi d’o­rien­ta­tion des mobi­li­tés (LOM), ven­dus pour pré­ser­ver la tran­quilli­té publique. Ces “oreilles élec­tro­niques” détectent tout dépas­se­ment de 83 déci­bels – une accé­lé­ra­tion trop vive, un pot d’é­chap­pe­ment modi­fié – et appliquent une amende auto­ma­tique, sans inter­ven­tion humaine. Puis viennent les camé­ras ANPR (Automatic Number Plate Recognition), ces yeux numé­riques qui lisent les plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion mètre par mètre, recons­ti­tuant vos tra­jets en temps réel. Biasotto sou­ligne avec effroi que la France, au niveau euro­péen, milite pour assou­plir les régu­la­tions sur l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle appli­quée à la sur­veillance publique, ouvrant la voie à des usages pré­dic­tifs, pour ne pas dire abu­sifs, de ces masses de don­nées col­lec­tées. 3. Surveillance per­son­nelle : iden­ti­té bio­mé­trique et por­te­feuille numé­rique euro­péen Enfin, le contrôle culmine avec la sur­veillance de l’in­di­vi­du lui-​​même, via l’i­den­ti­té bio­mé­trique. La carte d’i­den­ti­té fran­çaise, cou­plée à l’ap­pli­ca­tion gou­ver­ne­men­tale France Identité, est pro­mue pour sa sim­pli­ci­té, sa moder­ni­té et sa sécu­ri­té accrue. En réa­li­té, elle marque l’en­trée dans l’en­gre­nage de l’i­den­ti­té numé­rique : vous y dépo­sez votre pho­to, vos empreintes digi­tales, votre per­mis de conduire et votre carte grise, le tout cen­tra­li­sé sur une puce contrô­lée par l’État. Depuis 2012, des voix s’é­lèvent pour la qua­li­fier de “bombe à retar­de­ment” pour nos liber­tés. Le vrai péril n’est pas tant la carte iso­lée que sa conver­gence vers un éco­sys­tème euro­péen plus vaste : l’EES (Entry/​​Exit System), l’EID (European Identity), et sur­tout le “wal­let numé­rique” ou por­te­feuille numé­rique, enca­dré par le règle­ment EIDAS 2.0. Imposé par Bruxelles depuis

Jean Monnet, architecte de la vassalisation atlantiste

Éric Branca, his­to­rien spé­cia­liste des rela­tions franco-​​américaines, livre une ana­lyse cri­tique et sou­ve­rai­niste de la construc­tion euro­péenne, cen­trée sur Jean Monnet. Branca argue que l’UE n’est pas un pro­jet d’é­man­ci­pa­tion euro­péenne, mais une entre­prise amé­ri­caine pour ancrer le conti­nent dans une dépen­dance éco­no­mique, mili­taire et poli­tique.    1. Introduction : L’Europe actuelle, fidèle à sa “source atlan­tique” Contexte contem­po­rain : Branca ouvre sur la dépen­dance accrue de l’UE vis-​​à-​​vis des États-​​Unis post-​​élection de Trump (2024). Il cite trois “images fortes” : 27 juillet 2025 : Accord com­mer­cial UE-​​USA en Écosse (Ursula von der Leyen et Trump), qua­li­fié de “capi­tu­la­tion” : ouver­ture des fron­tières aux pro­duits US et enga­ge­ment à expor­ter des capi­taux euro­péens vers l’Amérique. 18 août 2025 : Chefs d’État euro­péens ali­gnés à la Maison Blanche, contraints d’a­che­ter des armes US pour aider l’Ukraine. 13 octobre 2025 : Sommet de Charm el-​​Cheikh (Égypte) sur la paix israélo-​​palestinienne, où Trump “dicte” aux lea­ders euro­péens comme un “maître d’école”. Thèse intro­duc­tive : Paraphrasant Jean Jaurès (“C’est en allant vers la mer que les fleuves res­tent fidèles à leurs sources”), Branca affirme que l’UE reste fidèle à sa “vraie source” amé­ri­caine, non euro­péenne. Trump, “dépour­vu de sur­moi”, dit “tout haut ce que ses pré­dé­ces­seurs pen­saient tout bas” : un “bon Européen est un Européen vas­sa­li­sé”. Von der Leyen incarne cette accul­tu­ra­tion, se féli­ci­tant d’in­ves­tir en Amérique pour “main­te­nir leur avance tech­no­lo­gique” (IA), au détri­ment de l’Europe. Problématique : Comment les Européens se sont-​​ils “accul­tu­rés à leur propre vas­sa­li­sa­tion” ? Réponse : en remon­tant 80 ans en arrière, à la fin de la Seconde Guerre mon­diale. 2. Contexte his­to­rique : De la SDN à l’ONU, l’in­té­rêt amé­ri­cain pour une Europe inté­grée Différence entre 1918 et 1945 : Après 1914, les États euro­péens sont “debout” (sauf Autriche-​​Hongrie) ; l’aide US est finan­cière (dettes de guerre), non mili­taire (mythe de “La Fayette nous voi­là”). Après 1945, l’Europe de l’Ouest est “par terre” sans les Américains ; les vain­cus (Allemagne, Italie) sont pas­sifs. L’Europe non com­mu­niste devient un “enjeu de sécu­ri­té” (vs. URSS) et com­mer­cial pour Washington. Rêve euro­péen récu­pé­ré par les USA : Avant 1945, l’i­dée d’ ”États-​​Unis d’Europe” (Victor Hugo) est paci­fiste et euro­péenne (SDN, 1919, sans US). Post-​​1945, les Américains la “prennent en main” via l’ONU (1945), pour mode­ler l’Europe à leurs inté­rêts. 3. Portrait de Jean Monnet : L’ ”homme en avance” et son pro­jet mon­dia­liste Biographie : Né en 1888 (2 ans avant de Gaulle) à Cognac, fils d’ex­por­ta­teur riche (alcools vers UK/​​USA). Élevé sans “conscience dra­ma­tique de la nation” (contrai­re­ment à de Gaulle, né à Lille en 1890). À 16 ans, à la City de Londres : “milieu fer­mé socia­le­ment mais ouvert sur le monde” (Shanghai, Tokyo, New York) – ébauche de la “super­classe mon­dia­li­sée”. Fortune pré­coce (18 ans) via échanges cognac-​​pelures (Canada-​​Révilion). Banquier à New York (Banque Lazard, 1908) ; réfor­mé en 1914, spé­cia­li­sé dans ventes d’ar­me­ment US à Alliés. Influence clé : Pris sous coupe de Paul Warburg (cofon­da­teur Fed, 1913), qui l’i­ni­tie à la poli­tique : “direc­toire mon­dial anglo-​​saxon” ins­pi­ré de Cecil Rhodes. Monnet consacre sa vie au “gou­ver­ne­ment mon­dial” ; l’Europe n’est qu’une “étape” (Mémoires, 1976 : “Les nations sou­ve­raines ne sont plus le cadre […] La com­mu­nau­té euro­péenne n’est qu’une étape vers les formes d’or­ga­ni­sa­tion du monde de demain”). Méthode : Progressive (“spillo­ver effect” : engre­nage irré­ver­sible) pour évi­ter oppo­si­tions. Manipulation : “S’il faut du temps pour arri­ver au pou­voir, il en faut peu pour expli­quer à ceux qui y sont com­ment sor­tir de leurs dif­fi­cul­tés […] Si c’est au prix de l’ef­fa­ce­ment, je choi­sis l’ombre” (Mémoires). Profite des crises pour impo­ser la “dis­pa­ri­tion des struc­tures éta­tiques” au pro­fit du fédé­ra­lisme. 4. Les années de guerre : Monnet, conseiller de Roosevelt et archi­tecte de l’intégration Rôle cen­tral : Dès 1939, via livre de Clarence Streit (proche, ins­pi­ré par Monnet) : Union Now (sous-​​titre : “Proposition amé­ri­caine pour une fédé­ra­tion des grandes démo­cra­ties”). Manuel concret : 1re étape, union des 15 démo­cra­ties atlan­tiques (proto-​​OTAN, 1949) ; trans­fert de 5 pré­ro­ga­tives (citoyen­ne­té, paix/​​guerre, com­merce, mon­naie, com­mu­ni­ca­tions). 1940 – 1943 : Conseiller de Roosevelt (affaires euro­péennes) ; patron du “sys­tème Prê-​​Lease” (Lend-​​Lease : prêts d’armes sans paie­ment immé­diat, créant dettes). Propose fusion franco-​​britannique (16 juin 1940, avec Streit et John Foster Dulles – futur secré­taire d’État, lié à CIA via frère Allen). Échec (armis­tice Pétain), mais méthode révé­lée : crise = oppor­tu­ni­té pour fédé­ra­lisme. Conflit nais­sant avec de Gaulle : 1re ren­contre (juin 1940, Londres) ; de Gaulle refuse dettes du Pre-​​Lease (rem­bourse via empire). Monnet voit de Gaulle comme “os” ; télé­gramme à Roosevelt (1943) : “L’entente est impos­sible avec lui […] Il est un enne­mi de la construc­tion euro­péenne […] Il doit être détruit”. Double jeu : sou­tient de Gaulle pour livrai­sons, mais com­plote (ex. : AMGOT, 1944). 5. Post-​​1945 : La matrice supra­na­tio­nale et l’in­fluence US Départ de de Gaulle (1946) : Plus d’obs­tacle ; libi­do domi­nan­di US et manœuvres de Monnet s’accélèrent. OTAN (1949) : Dispositif mili­taire + assem­blée par­le­men­taire (proto-​​État). CECA (1950−1951) : “Matrice” de l’UE. Déclaration Schuman (9 mai 1950) : paix franco-​​allemande via poo­ling charbon/​​acier, mais “1re étape de la fédé­ra­tion euro­péenne”. Institutions : Haute Autorité (gou­ver­ne­ment supra­na­tio­nal), Assemblée (proto-​​Parlement), Cour de jus­tice (droit UE > droits natio­naux – pri­mat tech­no­cra­tique sur démo­cra­tie). Intérêt US : Imposer volon­té à struc­ture non élue, mal­léable (vs. gou­ver­ne­ments démo­cra­tiques). Collaboration : Élaborée avec Département d’État ; Monnet (24 mai 1950) : “Grâce à la CECA, col­la­bo­ra­tion étroite avec les USA”. Financements occultes : 50 – 100 M$ (1950−1959) via Comité amé­ri­cain pour une Europe unie (pré­si­dé par William Donovan, ex-​​OSS/​​CIA ; suc­cé­dé par Allen Dulles). Contrôle anti-​détournement. Témoignages : Schuman : “C’est Jean Monnet qui, dans un petit hôtel de la rue de Martignac, a ébau­ché […] l’i­dée de la CECA” (même du gou­ver­ne­ment). Pascal Fontaine (secré­taire Monnet) : Opération secrète (9 confi­dents) ; diplo­mates écar­tés car défendent sou­ve­rai­ne­té. Étienne Hirsch : “La sidé­rur­gie n’a pas joué […] Notre pré­oc­cu­pa­tion : dis­pa­ri­tion des sou­ve­rai­ne­tés […] Institutions supra­na­tio­nales qui débor­de­raient l’acier/​charbon”. Échec CED (1954) : Armée euro­péenne sous com­man­de­ment US ; tor­pillé par union sacrée autour de de Gaulle (PCF à extrême droite, comme réfé­ren­dum 2005). 6. Le “duel du siècle” : Résistance gaul­liste et relance mon­net­tienne Traité de Rome (1957) : Monnet (1955, Comité d’ac­tion pour les États-​​Unis d’Europe) : Marché com­mun sans “bar­rières doua­nières […] Pour toutes ces matières, il n’y a plus de fron­tières ni de nations”. De Gaulle (1958) l’in­flé­chit en confé­dé­ral (una­ni­mi­té vs. majo­ri­té qua­li­fiée) ; Crise

L’État profond, sa vie, son œuvre selon Thierry Meyssan

Thierry Meyssan est déci­dé­ment l’a­na­lyste qui offre le plus large pers­pec­tive de la géo­po­li­tique ; et il est éga­le­ment celui qui décode le mieux l’ac­tion de Trump. Synthèse cha­pi­trée des thèmes de la vidéo : Chapitre 1 : Introduction et Contexte Personnel de Thierry Meyssan Chapitre 2 : La Lutte de Trump contre l’État Profond Américain Chapitre 3 : Le “Trident” des Alliances Impérialistes (Israël-​​Ukraine-​​USA) Chapitre 4 : Extension Globale : Le Quatrième Pôle (Japon) et Idéologies Racistes Chapitre 5 : Stratégies de Paix de Trump et Critique des Coalitions Bellicistes Chapitre 6 : Infiltrations dans les Institutions Internationales et Racines Historiques Chapitre 7 : Trump, Héritage et Retour au Droit International Temps limi­té : 3 ans (ou moins si mid­term per­du) pour immense tâche ; risque d’as­sas­si­nat (Meyssan pré­di­sait cela en 2016). Successeur JD Vance (natio­na­liste chré­tien, anti-​​Soros/​​straussiens) comme assu­rance. Défauts humains de Trump (osten­ta­tion finan­cière) éclip­sés par réa­li­sa­tions ; sou­tien néces­saire face à “car­pettes” élites. Décision CIJ (actua­li­té) : Israël doit appli­quer réso­lu­tions ONU et droit huma­ni­taire (aide à Gaza/​​Jordanie ; 100+ vio­la­tions en 80 ans). Retour for­cé au droit inter­na­tio­nal (créé par Russes/​​Français ; reven­di­qué par BRICS). France viole aus­si (ex. : Mayotte). Appel à véri­fier dis­cours vs. actes (ex. : MAE fran­çaise pié­tine droit international).

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