Chronique d’un changement social majeur avec Michel Maffesoli

Le 8 décembre 2023, l’anthropologue spécialiste des changements de société était l’invité de l’Association Sos Libertés au Havre. Voici la captation intégrale de sa conférence suivie des questions-réponses avec le public : … Les thèmes abordés tournent autour de ses derniers livres.Pandémie, crise climatique, inflation… Les élites au pouvoir ne cessent d’instrumentaliser les dangers et les menaces afin de contraindre les comportements individuels et de restreindre les libertés comme les relations sociales. Comment la franc-maçonnerie est devenue une sorte de club politique obnubilé par les débats dit sociétaux : genre, orientations sexuelles et autres sujets « wokistes », très loin de son idéal initial. Professeur émérite à la Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, lui-même franc- maçon depuis 1972, Michel MAFFESOLI est l’auteur d’une oeuvre fondamentale en Anthropologie.
Michèle Rivasi, une combattante pour les libertés

L’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi est décédée à 70 ans d’une crise cardiaque mercredi 29 novembre dans la matinée, à Bruxelles. Cela faisait quatorze ans qu’elle exerçait son mandat de députée européenne. Originaire de la Drôme, elle avait été députée du département de 1997 à 2002 et conseillère municipale de Valence de 2008 à 2020. Elle était aussi scientifique, professeure agrégée de sciences naturelles. Militante écologiste de longue date, Michèle Rivasi s’est fait connaître en créant la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), en 1986, afin de mener des mesures de la radioactivité en France après l’accident de Tchernobyl. Elle ne croyait pas à la version officielle affirmant que le nuage radioactif n’avait pas atteint la France et a mené un combat sans merci avec le professeur Pellerin qui a soutenu jusqu’au bout qu’il n’existait pas. Outre le nucléaire, elle luttait en tant que députée européenne contre la réautorisation du glyphosate et pour une moindre utilisation des pesticides en général. Elle a dénoncé le rôle des lobbies et s’est impliquée sur les questions de santé. Depuis la crise sanitaire du Covid-19, elle contestait notamment l’opacité des contrats conclus entre l’Union européenne et les laboratoires pharmaceutiques pour l’approvisionnement en vaccins. Mais elle a aussi questionné l’efficacité des vaccins, et se considérait non comme antivax, mais comme « vaccin-critique ». Elle a été à la pointe de la mise en cause d’Ursula van der Leyden suite aux SMS qu’elle a échangé avec le directeur de Pfizer, et qu’elle a refusé de communiquer, en contradiction totale avec les règles de transparence et de lutte contre la corruption dont l’UE se targue. Elle avait promis d’aller jusqu’au bout dans ce combat… Revoir à ce sujet son intervention chez André Bercoff à Sud Radio : C’est donc un grande perte pour tous ceux qui luttent pour la vérité et contre les lobbys, qu’il s’agisse du lobby du nucléaire, de l’agro business (rappelons que la France a voté il y a quelques jours pour la prolongation de glyphosate, sous la pression de la FNSEA et de Bayer), ou des géants de la pharmacie et de la Biotech.
La crise sociale vue par un Anthropologue de renom

Le 8 Décembre prochain, l’association invite Michel Maffesoli, professeur émérite en Sorbonne avec 40 livres publiés à ce jour, ouvrages à travers lesquels il s’est toujours révélé analyste minutieux des tendances et changements sociaux. Dès 1988 avec « Le temps des tribus », il observeun retour inattendu à un idéal communautaire, à un imaginaire collectif et festif de minorités « tribales » locales. Au tournant du 21e siècle, il sera l’un des théoriciens de la post-modernité et développera des thématiques qui seront même reprise par le président Chirac Avec l’« Ère des soulèvements », « Écosophie », « Le temps des peurs » et « Le grand Orient », Michel Maffesoli décortique l’écroulement social tous azimuts actuel et les dirigeants en guerre contre leurs propres peuples. Pandémie, crise climatique, inflation… Les élites au pouvoir ne cessent d’instrumentaliser les dangers et les menaces afin de contraindre les comportements individuels et de restreindre les libertés comme les relations sociales. Club des élites par excellence, la franc-maçonnerie est devenue une sorte de club politique obnubilé par les débats dit sociétaux : genre, orientations sexuelles et autres sujets « wokistes », très loin de son idéal initial. La rencontre avec Michel Maffesoli sera centrée sur l’analyse de ces modernes incertitudes que le monde médiatique actuel recouvre d’une chape de plomb et ouvrira l’indispensable débat sur ces sujets délicats. En atttendant, voici deux vidéos récentes pour découvrir la pensée de Michel Maffesoli : Vendredi 8 décembre • 18h30-20h 32, rue Clovis 76600 Le Havre Inscription sur helloasso.com • https://t.ly/1VKKS • Places limitées • Entrée : 5€
Pourquoi préférer la servitude à la liberté ?

La liberté s’apprend : elle est liée à l’éducation sans laquelle on reste dans la peur. L’humanité reste souvent repliée dans son origine parentale . L’apprentissage consiste à transmettre les moyens de s’assumer et de s’assumer librement , dépassé le stade de la peur mêlé avec une confusion , un flou qui entretient la peur . Le savoir , la science , est tournée vers la liberté : le questionnement ouvert . Elle n’est pas vérité mais elle apprend que des choix sont possibles. Alors avoir une ouverture , c’est aussi respecter les regards différents . Cela permet de douter et d ‘approfondir ses propres choix . La diversité aboutit aussi à l’éthique , la légitimité et la justice qui évalue les limites vis à vis des autres toujours dans la notion de respect des choix ‚des savoirs multiples. Tout cela aboutit à l’exercice libre de la pensée : le « je pense donc je suis » est l’exercice d’un « je » ouvert à soi et aux autres en harmonie. L’aspect économique relève aussi en société d’un exercice respectueux : il ne donne pas tous les droits. La soumission à l’argent soi disant capable de tout est une erreur.Mais le tyran corrompt avant tout par ce moyen / Montesquieu. Si l’apprentissage ne peut se faire pour des raisons personnelles , familiales ou sociales , cela entretient la peur , l’esclavage , la dépendance et au bout du compte la soumission et la souffrance. La tendance au non-apprentissage est encouragée dans notre société par l’hyper-protection , la technologie envahissante qui fait tout à notre place , la propagande nivellante non éducative . A l’opposé de la liberté et donc favorisant l’augmentation de la servitude. Pourtant seule la liberté est vraiment le but de notre nature car elle nous gratifie du bonheur de vivre et d’être à sa place dans le monde . Apprendre son usage tel est le fond de cette question fondamentale. Car l’usage libre et personnel est notre maître le plus puissant . Ceux qui abusent du pouvoir croient que des lois iniques peuvent être maîtresses et peuvent manipuler à leur guise un peuple inerte n’ont pas compris vraiment la nature humaine . Cf : livre de La Boétie :Discours de la servitude volontaire .Montesquieu : de l’éducation dans le gouvernement despotique / L’esprit des lois. Épictète : Entretiens . Gandhi / Résistance non violente. … Revoir ce discours remontant à 3 ans d’Idriss Aberkane, en pleine “suspension” de nos libertés fondamentales :
Olivier Soulier est décédé le 29 Juin 2023

Notre association : SOS Libertés Fondamentales veut apporter notre hommage à sa mémoire . Nous avons eu la chance de le rencontrer au Havre en Novembre 2022. Ce médecin complet est à mon sens un modèle à suivre pour les futurs médecins et thérapeutes . Apprendre que l’homme n’est pas seulement fait de matière semble une évidence mais cette évidence est loin d’être partagée par ceux qui sont censés enseigner la médecine aujourd’hui. En France, cette France cartésienne qui n’a pas bien lu Descartes , on ignore avec la plus belle emphase assurée les aspects psychologiques des maladies ce qu’Olivier Soulier a beaucoup travaillé. Freud, Lacan, Jung, Assagioli sont à découvrir et approfondir, ce qu’il fît. Je me souviens d’un article du « Monde » sous Pompidou ou Giscard qui faisait dire au Pr Jean Bernard l’obscurantisme des médecines chinoises. Là aussi un travail de respect et de connaissance est à retrouver : Olivier Soulier l’a suivi. L’énergie, malgré notre moderne Prix Nobel : Alain Aspect ou Marc Henry, physiciens de premier plan, n’est pas entrée dans la vision médicale actuelle : le quantique , la mémoire de l’eau , l’homéopathie et les communications humaines en lien aux techniques comportementales sont peu développées et non reconnues en France ; Olivier Soulier les utilisait. Phytothérapies, nutrithérapie, microbiote et santé, oligothérapie autant de pistes qu’un médecin se doit de connaître : lui oui. Olivier Soulier a été comme d’autres et plus que beaucoup un chercheur infatigable en santé . Son combat depuis 3 ans contre une vision totalement opposée qui vise à nier les particularismes de chaque personne et utilise les humains comme des cobayes des lobbies pharmaceutiques couverts par la puissance d’états ou d’instances non démocratiques est un exemple de bravoure dans un monde qui ne veut plus croire en l’homme. Il a été sur tous les fronts : RéinfoCovid , Syndicat santé Liberté, Conseil Scientifique Indépendant, Médecine du Sens, Sens et Symboles, conversations papillon. Élève et ami d’Annick de Souzenelle, il a compris que le spirituel est une base non négligeable de l’exercice du Soin. Nous souhaitons que son travail continue et que ce message nourrisse la conscience du plus grand nombre. Il nous reste ses multiples vidéos sur YouTube ou ailleurs. Voici la vidéo de son passage au Havre à notre invitation, après la projection du film “Soignants suspendus” de Fabien Moine : Paix à son âme avec nos amitiés pour sa famille.
Conseil scientifique indépendant, la centième !

De nombreux médecins , épidémiologistes, politiques , professionnels de santé réunis à cette 100ème rencontre du Conseil scientifique indépendant . De quoi soutenir une vision scientifique plus respectueuse des humains même si la crédulité un peu obligée émanée du conseil de l’ordre des médecins reste agenouillée devant les progrès irrémédiables de la science “dure””. Respect des consentements , légitimité des personnes , droit de savoir et liberté de douter , principe de précaution doivent rester nos piliers fondamentaux en matière d’expression de la liberté de conscience pour chacun que doit faire respecter tout réel et vrai exercice du pouvoir politique . Exigeons des chiffres précis en matière d’effets secondaires : une commission qui publie les courbes exactes et contrôlées des mortalités par tranche d’âge et par niveau de rappels vaccinaux . Et que justice soit faite : D’abord vis à vis des personnes suspendues , puis bien sûr vis à vis des familles endeuillées ou porteuses désormais de maladies chroniques ou incurables .https://www.conseil-scientifique-independant.org/
Des espèces numériques !

Contresens ou réalité ? Peut-être avez-vous entendu parler du projet de Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC) qui est actuellement en cours en Europe. C’est déjà un sujet qui risque de ne pas mobiliser les foules, mais qui plus est, il y a fort à parier que les médias n’en feront que très peu état. Et pourtant, il est certainement plus important que celui de la réforme des retraites. Il faut en effet savoir qu’une phase de test est actuellement en cours et que la mise en place est prévue pour 2027. La suppression du cash est en marche ! Quelques précisions avant d’aller plus loin. Monnaie fiduciaire et monnaie scripturale Votre compte en banque, vos chèques, vos paiements par carte sont ce que l’on appelle de la monnaie scripturale. Immatérielle, elle est créée par les banques privées et représente l’essentiel de l’argent en circulation. L’argent liquide, matériel, est émis quant à lui par la Banque Centrale, seule autorisée à le faire. C’est donc de l’argent public. Or, ce qu’une MNBC change, en pratique, c’est le rôle de Banque Centrale. Pour l’instant, cette dernière joue le rôle de chambre de compensation entre les différentes banques, alors qu’avec une MNBC, elle gère directement les paiements entre vous et votre fournisseur. Ce qui revient à dire que l’argent, scriptural devient aussi de l’argent public. Donc, dans un tel système, les institutions politiques ont l’entier monopole de l’argent. Certes, on ne peut regretter un contrôle plus efficace des banques, mais on peut par contre craindre un contrôle accru des utilisateurs que nous sommes, car dans ce cas de figure, une seule entité sera capable d’enregistrer toutes vos transactions en temps réel. Comment ça marche ? Vous avez certainement entendu parler du Bitcoin, ou d’autres cryptomonnaies. Ces monnaies représentent un risque en termes de souveraineté monétaire des états. Elles fonctionnent grâce à une technologie appelée « blockchain » et les MNBC fonctionnent selon le même principe. A la différence près qu’elles sont légales. Leur objectif est donc, entre autres, de contrer ces monnaies privées, difficilement contrôlables, mais aussi d’apporter une réponse aux MNBC émergentes : crypto yuan de Chine, Yen numérique du Japon…. Sur le plan pratique, il s’agira d’un portefeuille numérique utilisable via une carte ou simplement votre téléphone. Du pour, mais surtout du contre Bien sûr, on vous déclinera sur tous les tons les côtés sécuritaires, pratiques et efficaces tels que : facilité d’utilisation ; rapidité des transactions ; réduction des frais de gestion des comptes bancaires ; avantage sanitaire dans la mesure où ne touche plus les espèces ; sécurité accrue grâce à la blockchain ; meilleure gestion de la masse monétaire dans la mesure où, connaissant exactement le nombre de devises en circulation, on peut plus facilement réguler les flux afin d’éviter l’inflation, notamment… Et en prime on vous garantira que votre anonymat sera préservé. Mais c’est bien là que le bât blesse. Car la généralisation des MNBC entrainerait inévitablement la centralisation de toutes les données de paiement vers un point unique : la Banque Centrale Européenne. La question se pose alors de savoir si l’on peut faire confiance en nos institutions. Les évènements récents : Covid, réforme des retraites, entre autres, semblent prouver le contraire. Et cela pourrait continuer. Suppression du cash D’ores et déjà, il est de plus en plus difficile de se procurer de l’argent liquide. Les agences bancaires n’en disposent plus et les retraits en distributeur sont limités. Il est évident que l’on s’achemine à petits pas vers la suppression des espèces. Bien sûr, on pourrait rêver que ce soit la fin de l’argent sale, mais imaginons plutôt ce que cela pourrait impliquer pour un honnête citoyen : Nous avons déjà peu de moyens de pression sur les banques. Nous n’en aurions plus aucun. Finis les pourboires et la pièce que l’on peut donner à un SDF. C’est évident, il n’y a pas besoin d’une MNBC pour supprimer le cash. Mais avec elle, le paiement pourrait être purement et simplement interdit à la source, avant même de pouvoir effectuer un achat. Imaginons par exemple que le carburant soit limité pour une catégorie de population, que les achats soient limités à un périmètre géographique…, votre portefeuille numérique saura où vous êtes, ce que voulez acheter et pourra vous interdire l’achat. On pourrait aussi imaginer des amendes automatiquement déclenchées, des allocations supprimées… Imaginer, quoique ! N’oublions pas qu’un rapport du Sénat proposait des amendes automatiques en cas de non-respect des règles de confinement. Bref, c’est un véritable boulevard pour un système autoritaire. Que faire ? Certes nous n’en sommes pas encore là. La carte bancaire a un certain degré de confidentialité, dans la mesure où seule votre banque est au courant de vos dépenses. Il est vrai cependant que dans certaines circonstances, les services fiscaux ou la Police peuvent avoir accès à vos mouvements bancaires. Mais pas de façon immédiate et systématique. En tout état de cause, il reste que seules les transactions en cash sont véritablement anonymes. Nous ne pouvons donc que conseiller un acte de résistance légal, pacifique, simple et accessible à tous : utiliser au minimum votre carte bancaire et utiliser au maximum les espèces. C’est peut-être un peu plus contraignant mais l’enjeu en vaut la chandelle. Serge Cognard PS : Voici un petit film FICTION qui expose de façon très claire ce qui POURRAIT se passer avec les monnaies digitales de banque centrale. Du délire ? peut-être mais il faut comprendre que c’est POTENTIELLEMENT possible. Cela souligne l’importance de ne pas nous laisser bercer par le chant des sirènes, de continuer donc à utiliser le cash contre vents et marées. https://odysee.com/@Roms17:d/SMART-MONEY — Le-Cauchemar-De-La-Monnaie-Digitale:6?fbclid=IwAR37IcU_oLXAzWLijWSuM9VVnlLY0l0EP5DQ_61Bp_Sk1LHQAtH4rFHwauY
Le Convoi de la Liberté

Retour en images sur la participation de l’association au Convoi de la Liberté en 2021. Depuis maintenant plus d’un an l’association SOS libertés fondamentales milite, tracte et organise des évènements dans le but de sensibilisé Vous retrouverez dans ces colonnes des images de la mobilisation des havrais qui n’ont pas démérités, aujourd’hui où l’opposition et les mouvements syndicaux cherchent des moyens de déstabiliser le pouvoir… Rien ne se perd, tout se transforme. Et merci à la grande générosité dont on fait preuve tout nos mécènes anonymes, sans votre grande solidarité tout ça n’aurait pas été possible.
Réflexions sur la Liberté

RÉFLEXIONS SUR LA LIBERTÉ* Le hasard des lectures fait que l’on y trouve parfois ce que l’on ne cherche pas. C’est le cas ici. Car que vient donc faire l’extrait d’un livre consacré à l’alpinisme sur un site dont la finalité est de défendre nos libertés. Cela s’explique simplement par le fait que son auteur est également philosophe et qu’au-delà de l’aspect montagnard, il aborde un fait de société ayant un rapport étroit avec la cause qui nous anime. Rien n’a changé depuis Nietzsche, qui écrivait en 1880 qu’on « adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. » Au contraire, cette religion sécuritaire n’a cessé de gagner du terrain – terrain politique, judiciaire, idéologique- dans une société dont le fonctionnement (dit « libéral ») s’acharne par ailleurs à détruire les conditions de la sécurité économique et sociale de millions d’humains. Mais sans changer d’objet, le culte a changé de manière. Au temps de Nietzsche, on comptait sur « une société où l’on travaille dur en permanence » pour « tenir chacun en bride et entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. » Mais le travail n’a pu remplir cette fonction qu’aussi longtemps qu’il a été possible d’en proposer au plus grand nombre et d’inscrire l’existence individuelle et collective des hommes dans le cadre rassurant d’un « monde du travail » structuré et stable. L’entreprise, petite ou grande, attachée à une région et où l’on restait souvent toute une vie, mais aussi l’association, et même le syndicat ou le parti qui contestaient le fonctionnement du système et par là s’y rattachaient : tout cela constituait le cadre d’une intégration sinon heureuse, du moins supportable. Ce temps n’est plus. Sous la dénomination de « flexibilité », c’est la précarité, donc en réalité l’insécurité qui s’est installée durablement dans l’univers de la production et des services. Mais le travail n’est pas seul capable de « soustraire à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine » la « force nerveuse » des membres de la société. Cette mission est désormais dévolue aux loisirs de masse, tout aussi efficaces que le travail pour « présenter constamment à la vue un but mesquin et assurer des satisfactions faciles et régulières ». Fournir à tous les divertissements grégaires, moutonniers, c’est un bon moyen pour assurer à la société le bénéfice qu’au temps de Nietzsche elle retirait du travail : se libérer de « la peur de tout ce qui est individuel ». Nietzsche apparaît à bien des égards comme un prophète de notre modernité. Mais ce prophète avait été devancé. En 1835, Tocqueville dessinait déjà, dans un passage célèbre de La démocratie en Amérique, les traits de nos sociétés actuelles, où « une foule innombrable d’hommes semblables et égaux » est administrée par « un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort ; […] il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait. Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société toute entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige, il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse, il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. » Comment ne pas reconnaître dans ce tableau, sans même parler de TF1 et de Disneyland, notre univers d’espaces naturels étiquetés, balisés, signalisés ? Notre monde d’« aventure » programmée, tarifée et vendue sur papier glacé ? Notre réseau de voies d’escalade équipées, nettoyées, purgées, sécurisées et topo-guidées ? De canyons transformés en aqualands ? Même les parcs naturels et autres institutions supposes protéger la nature participent à leur manière à son saccage. Sortir de ces réseaux balisés et surprotégés que tisse partout la société, c’est exactement s’engager. Cela se peut de mille manières. Une vertu de l’alpinisme est d’en créer la possibilité, et même – pour celui qui fait le choix de cette activité – la nécessité. Et ainsi de s’ouvrir un espace de liberté. * Pourquoi grimper sur les montagnes ? – Patrick Dupouey – éditions Guérin Chamonix
Droit de réponse à la Gazette d’Elbeuf

La projection du Film ” Tous resistants dans l’âme” suivi d’un débat avec Louis Fouché et Stéphane Chantry a été vu par plusieurs centaines de spectateurs enthousiastes en Normandie : au Havre, à Elbeuf et à Bayeux. Malheureusement ils ont fait l’objet d’une campagne de dénigrement et de diffamation par certains journalistes du réseau Paris Normandie, en particulier de la Gazette d’Elbeuf. Nous avons donc exigé un “droit de réponse” qui est paru le 24 mars dernier. Le voici en ligne https://actu.fr/normandie/elbeuf_76231/association-havraise-de-solidarite-pour-la-defense-des-libertes-fondamentales_58259608.html Droit de réponse de l’association havraise de solidarité pour la défense des libertés fondamentales : Nous tenons à affirmer avec force que notre association n’est en aucune manière liée à l’extrême droite ni à aucun autre parti politique. Nous sommes une association citoyenne, formée lors du mouvement contre le passe sanitaire, dans l’objectif de défendre nos libertés fondamentales menacées par l’État d’Urgence Sanitaire. Nous avons invité lors de précédentes projections des représentants de divers partis politiques, dont certains sont venus et d’autres non. Mme Ducoeurjoly a effectivement assisté à la projection du 7 décembre, de même que d’autres représentants de partis, mais n’y a pas pris la parole, En ce qui concerne Olivier Soulier, nous l’avons invité en sa qualité de médecin, co-fondateur du Syndicat Santé Liberté qui regroupe les soignants suspendus. Notre objectif en organisant ces séances est de permettre à chacun d’entendre d’autres points de vue que ceux qui ont été véhiculés par le gouvernement, et de permettre un débat pluraliste et démocratique. Il se trouve que tous ceux qui ont vu ce film, au nombre desquels visiblement vous ne comptez pas, ont pu se rendre compte qu’il ne traite (pas) ni de la crise sanitaire, ni de la vaccination et de ses effets indésirables, mais bien d’alternative pour un monde de demain permettant de résister au « big pharma » et à l’agro-business ».