L’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi est décédée à 70 ans d’une crise cardiaque mercredi 29 novembre dans la matinée, à Bruxelles. Cela faisait quatorze ans qu’elle exerçait son mandat de députée européenne. Originaire de la Drôme, elle avait été députée du département de 1997 à 2002 et conseillère municipale de Valence de 2008 à 2020. Elle était aussi scientifique, professeure agrégée de sciences naturelles.
Militante écologiste de longue date, Michèle Rivasi s’est fait connaître en créant la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), en 1986, afin de mener des mesures de la radioactivité en France après l’accident de Tchernobyl. Elle ne croyait pas à la version officielle affirmant que le nuage radioactif n’avait pas atteint la France et a mené un combat sans merci avec le professeur Pellerin qui a soutenu jusqu’au bout qu’il n’existait pas.
Outre le nucléaire, elle luttait en tant que députée européenne contre la réautorisation du glyphosate et pour une moindre utilisation des pesticides en général. Elle a dénoncé le rôle des lobbies et s’est impliquée sur les questions de santé.
Depuis la crise sanitaire du Covid-19, elle contestait notamment l’opacité des contrats conclus entre l’Union européenne et les laboratoires pharmaceutiques pour l’approvisionnement en vaccins. Mais elle a aussi questionné l’efficacité des vaccins, et se considérait non comme antivax, mais comme « vaccin-critique ».
Elle a été à la pointe de la mise en cause d’Ursula van der Leyden suite aux SMS qu’elle a échangé avec le directeur de Pfizer, et qu’elle a refusé de communiquer, en contradiction totale avec les règles de transparence et de lutte contre la corruption dont l’UE se targue. Elle avait promis d’aller jusqu’au bout dans ce combat…
Revoir à ce sujet son intervention chez André Bercoff à Sud Radio :
C’est donc un grande perte pour tous ceux qui luttent pour la vérité et contre les lobbys, qu’il s’agisse du lobby du nucléaire, de l’agro business (rappelons que la France a voté il y a quelques jours pour la prolongation de glyphosate, sous la pression de la FNSEA et de Bayer), ou des géants de la pharmacie et de la Biotech.
