Les arguments à considérer :
- Pour que tous les français disposent du même accès aux soins et aux médecins de leur choix, sans discrimination liée au coût des médicaments (Loi HPST et programme Macron Ma Santé 2022)
- Pour favoriser ce qui ne devrait jamais être remis en cause : le libre choix par le médecin de la thérapeutique qu’il juge, en l’état de ses connaissances, la plus adaptée à l’état de son patient !
- Pour privilégier le recours de tous les citoyens à une thérapeutique dénuée d’effets indésirables ou nocifs et peu coûteuse, dans un pays champion de la surconsommation médicamenteuse et de l’iatrogénie (20 000 à 30 000 morts/an en France imputables aux médicaments !)
- Pour préserver et développer l’enseignement de cette méthode thérapeutique aux médecins et aux pharmaciens.
- Pour répondre au souhait de la grande majorité des français (75% d’entre eux) qui plébiscitent l’usage de l’homéopathie et demandent le maintien de son remboursement (plus d’1 million ½ de français ont signé la pétition réclamant le maintien du remboursement des médicaments homéopathiques en 2019)
- Pour favoriser (enfin !) une méthode thérapeutique qui, depuis sa découverte il y a plus de 2 siècles, prône la prévention des maladies chroniques par une hygiène de vie et des comportements alimentaires pertinents.
Les enseignements de la crise
La récente crise sanitaire qui vient de frapper les pays du monde entier, a montré que la grande majorité des personnes atteintes gravement (voire mortellement) par le virus ont été essentiellement les personnes âgées et très âgées, souvent polypathologiques et sous traitement anti hypertenseur (IEC notamment qui sembleraient avoir favorisé l’entrée du virus), ainsi que les tabagiques et les gens atteints de maladies chroniques dites de « société », telles que l’obésité, le diabète, l’hypertension…
Les habitants des pays les moins riches et les moins consommateurs de médicaments issus de l’industrie chimique, ont été les plus épargnés… ainsi que les enfants et les jeunes adultes, ce qui est le contraire d’avec les grippes saisonnières.
Il est donc temps de définir en France nos priorités en matière de prévention et d’éducation à la santé et de protection sanitaire des populations.
– Parce que les médicaments homéopathiques sont fabriqués en France et que leur production ne dépend pas de la Chine ou de l’Inde comme 80% des principes actifs des médicaments entraînant leur pénurie chronique dans notre pays…
- Enfin pour répondre à la question (inévitable) de l’état de la « science » et des études scientifiques concernant l’homéopathie, celles-ci existent, sont nombreuses et à la disposition de toutes les instances décisionnelles de notre pays à qui nos gouvernants demandent avis, mais qui ne disposent hélas d’aucun expert de l’homéopathie parmi eux ! (HAS, Académie de Médecine et de Pharmacie, ANSM)
La crise sanitaire que nous venons de traverser a révélé les limites de l’Evidence Based Medecine et de la médecine fondée sur les statistiques, lorsqu’il s’agit de faire des choix d’essai thérapeutique versus placebo sur des patients à haut risque de mortalité potentielle, pour satisfaire aux critères des protocoles d’études … La dernière publication du Lancet d’une étude sur l’Hydroxychloroquine critiquée par les scientifiques eux-mêmes, montre bien que l’on peut faire dire n’importe quoi à une étude scientifique…
Avec des conséquences parfois dramatiques puisque ce sont les résultats modifiés intentionnellement en 2015 d’une étude australienne réalisée en 2012 (dont les résultats étaient favorables à l’homéopathie) qui ont conduits plusieurs pays à remettre en cause l’homéopathie et la Ministre de la Santé à ordonner son déremboursement en France.
Aucun patient traité pour le COVID19 par homéopathie n’est décédé des effets secondaires de son traitement et la grande majorité des patients des médecins homéopathes n’a été ni hospitalisée, ni décédée.
En médecine, seul le résultat compte… celui-ci ne peut être apprécié que par le couple patient/médecin, et lorsqu’il s’agit d’une thérapeutique sans risque d’effets indésirables ou iatrogènes, peu coûteuse et dont ils sont satisfaits, il n’est pas compréhensible par nos concitoyens et injuste d’en interdire le remboursement.
Dr Christine BERTIN-BELOT
Vice-Présidente du SNMHF
(Syndicat National des Médecins Homéopathes Français)
