Voici le déroulé de la conférence-débat du 16 février prochain :
Première partie : captation de données intimes, algorithmes, addiction, uberisation, obsolescence… Pourquoi et comment les multinationales cherchent à exploiter nos données pour nous contrôler et nous manipuler ?
Il est important de comprendre ce qui se passe depuis 30 ans pour pouvoir y réagir. Nous avons tous une certaine perception des dangers liés à Internet et aux réseaux sociaux, mais sans nécessairement bien comprendre comment on en est arrivé là, quels sont les ressorts et les conséquences de ces changements de plus en plus rapides et massifs. L’objectif de cette première partie sera de donner une vision d’ensemble, en abordant quelques-unes des questions suivantes :
- Internet – de l’utopie de la liberté et de l’accès au savoir pour tous au capitalisme de surveillance et à la dépendance au smartphone.
- Les stratégies de maximisation de l’extraction de données – l’addiction aux clics
- Les conséquences psychologiques.
- Comment les GAFAM font de l’argent avec nos données (usage commercial, usage politique (ex de Cambridge Analytica)
- Exploitation des employés des plateformes de service (Amazon, Uber… ).
- La croissance de la datasphère : multiplication des capteurs, le rôle des smartphones, l’Internet des objets connectés et la 5G.
- La surveillance généralisée ; liens entre les états et les GAFAM ; reconnaissance faciale et vocale, et analyse de texte par l’IA
- Le crédit social explicite ou implicite.
- Le risque d’une dictature numérique, au nom de l’expertise et contre la démocratie.
Deuxième partie : comment résister ?
Découvrez les alternatives libres, éthiques, décentralisées, éco-responsables qui respectent les utilisateurs
Il est en effet possible de refuser cette servitude volontaire, sans pour autant renoncer aux technologies qui peuvent nous faciliter la vie.
Le RGPD adopté par l’Europe constitue une première protection à valoriser, même s’il ne résout pas tout.
Depuis des mesures simples, comme :
- le refus de la géolocalisation ou de la reconnaissance faciale,
- l’abandon de Google, de Facebook et de Tiktok pour des applications équivalentes mais libres,
jusqu’à des engagements plus exigeants :
-utilisation exclusive de logiciels libres,
-faire en sorte de ne pas laisser nos données circuler sur les serveurs états-uniens,
-voire abandon du smartphone.
NB : Pour celles et ceux qui souhaitent mettre en pratique simplement quelques-unes de ces pistes, un atelier sera organisé à une date ultérieure, avec inscription obligatoire (nombre de places limité).
Cette présentation sera suivie d’un débat, puis tous les participants seront invités à partager le buffet libre et associatif pour poursuivre leurs échanges de manière informelle.
(Chacun peut amener à manger ou à boire, sans obligation– PAF : 5 euros minimum)
“Libérons nos ordis” est active à Rouen depuis 2019, elle est formée entièrement de bénévoles travaillant dans le domaine informatique et ne reçoit aucune subvention. Elle a pour objectif d’aider à évoluer vers le numérique éthique, en faisant évoluer les systèmes informatiques vers des outils libres et éthiques, et des pratiques de qualité.
L’association propose des actions de sensibilisation, des formations et des ateliers pratiques, tous publics. Elle propose également un accompagnement pour aider les collectifs et le public à s’émanciper des multinationales.
Vendredi 16 février • 18h • 32 rue Clovis 76600 Le Havre
Inscription sur helloasso.com • Mots clé : soslibertes • https://t.ly/R9LLE •
Places limitées • Participation aux frais : 5€ minimum
